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Portrait : Ruida Si, major de promotion 2017 Textile et mode

Ruida Si, étudiante étrangère chinoise, vient tout juste d’être diplômée du Bachelor Design textile et mode de l’Ecole Conte. Arrivée en France il y a trois ans en parlant à peine le français, la jeune femme est aujourd’hui major de sa promotion ! Une belle réussite et un bel exemple pour les étudiants qui hésiteraient encore à partir à l’étranger pour effectuer leurs études. Ruida est revenue pour nous sur son expérience au sein de l’école.

Que retenez-vous de vos années à l’école ?
L’école m’a beaucoup apporté, j’ai appris à penser différemment et à caractériser un thème de manière plus profonde et plus détaillée. Tous les professeurs sont excellents et m’ont aidé à élargir mon idée de la conception graphique. Pour mon projet de fin d’études, certains professeurs venaient directement vers moi lorsqu’ils découvraient de nouvelles œuvres qui pouvaient m’inspirer. Ils étaient également très présents en dehors des cours.

J’ai même recommandé l’école à plusieurs de mes amis, et certains s’y sont inscrits sur ma recommandation.

Comment êtes-vous parvenue à vous intégrer sachant que vous ne parliez pas français ?
Dès que je ne comprenais pas bien un projet, les professeurs prenaient vraiment le temps de tout m’expliquer en détail. En deuxième et troisième années, Valérie Lesaffre, Responsable de la filière Design textile et mode, m’a beaucoup encouragée et aidée par rapport à ma condition d’étudiante étrangère, ce qui a été très important pour moi.

Vous avez obtenu les meilleurs résultats de votre promotion et vous avez été très constante pendant 3 ans malgré cela. Quel est votre secret ?
Tout d’abord je dois dire que, tout au long du processus, j’ai été très reconnaissante envers les professeurs qui m’ont guidée et m’ont recommandé beaucoup d’œuvres d’art de styles différents et répondants au thème que j’avais choisi. Ils ont joué un rôle décisif dans le développement de mes idées et m’ont apporté un soutien technique pendant ma création.

Personnellement, j’adore voir des expositions de différents styles et domaines, et j’aime aussi collectionner des matériaux de différentes textures. Ensuite, je combine les idées avec les matériaux, essaye et reconstitue sans arrêt pour trouver volontairement ou accidentellement la meilleure méthode de présenter mes œuvres. C’est ça mon astuce de création !

Quel était le thème de votre projet de fin d’année ?
Mon oeuvre s’appelle TaiJi. C’est une philosophie traditionnelle chinoise qui présente deux principes opposés qui apparaissent de façon infinitive et répétitive, comme la vie et la mort.

Pour ce projet de recherche, j’ai réalisé quatre séries : des furoshiki (emballage en tissu utilisés pour transporter des vêtements, des cadeaux, des bentō, etc.), des écharpes, de la maroquinerie et des bijoux.

D’où vous est venue cette idée ?
J’apprécie beaucoup la culture et l’histoire de toutes les nations du monde. Au cours de mon voyage au Tibet, j’ai trouvé un livre de médecine tibétaine intitulé « The Four Médical Tantras ». Ce livre répertorie non seulement des informations médicales, mais aussi des connaissances dans d’autres domaines, tels que le vivre et le couvert. Tout cela me passionne.

Quels conseils pourriez-vous donner à un étudiant (français ou étranger) qui voudrait intégrer le bachelor à l’Ecole Conte ?
Je pense que, quelles que soient leurs origines, tous les étudiants ont besoin des mêmes qualités : la persévérance et l’écoute de son environnement extérieur. Si un étudiant s’intéresse à l’art et qu’il croit vraiment à son projet, l’Ecole Conte est le meilleur choix qui s’offre à lui.

Les professeurs nous offrent un bel environnement d’apprentissage, et il y a une très bonne ambiance au sein de l’établissement.

Quels sont maintenant vos projets professionnels ?
Je veux apprendre, écouter, et acquérir de plus en plus de connaissances. J’aimerais aller au Japon pour poursuivre mes études, et en même temps créer ma propre marque. J’ai envie de combiner la culture de l’Est et de l’Ouest. Au cours de mes recherches, j’ai développé un grand intérêt pour les bijoux et les articles en cuir ; je pourrais alors créer plus de séries dans cette matière et développer ma marque en France et au Japon en même temps.

Découvrez en images le projet de fin d’année de Ruida :

Publié par Carole de Fussy
Le 1 août 2017