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Collège de Paris

Interview de Michaël Cailloux, Directeur artistique

Michaël Cailloux est Directeur artistique et pédagogique de l’Ecole supérieure d’art Françoise Conte, membre du Comité directeur du Collège de Paris et auteur du manuel de référence Design textile. Il présente son parcours de formation et insiste sur les débouchés du Bachelor Design textile.

Un parcours artistique, une ambition pédagogique

Quel est votre rôle au sein de l’Ecole supérieure d’art Françoise Conte ?

Il est multicarte. J’ai été engagé pour donner un aspect plus professionnel aux formations. J’ai créé des partenariats professionnels avec des marques, ce qui permet aux élèves de voir leur travail édité par de grandes marques. Evidemment j’encadre aussi les professeurs et les élèves, j’ai un regard sur l’ensemble du programme.

Quel est votre parcours ?

J’ai fait un BTS textile à l’école Duperré en 1996. J’ai poursuivi avec un diplôme supérieur d’art appliqué (DSAA) mode et environnement.

Vous avez tout de suite choisi la voie de l’enseignement ?

Non. Quand j’ai terminé mon DSAA je voulais passer le CAPES effectivement, mais j’ai été débauché par un bureau de style qui m’a proposé un travail dans la tendance. Puis de fil en aiguille j’ai créé ma société, l’atelier LZC, avec deux camarades de l’Ecole Duperré.

Et vous avez rejoint l’Ecole supérieure d’art Françoise Conte en quelle année ?

En 2009. Même si la société rencontrait le succès aussi bien dans le secteur de la décoration que de la mode comme Baccarat, Habitat, Dim…  j’avais envie de revenir à mes premières ambitions : l’enseignement.

On vous a directement proposé le poste de directeur pédagogique ?

Pas tout de suite. J’ai commencé par donner des cours sur le produit qui est ma spécialité. Puis, Françoise Conte, créatrice de l’école, est partie à la retraite, et j’ai postulé pour le poste de directeur pédagogique.

Quel est le profil des élèves de la formation textile ?

Il faut être intuitif, sensible et avoir une forte curiosité. Il faut aimer la recherche en dessin et en matière, ce qui nécessite de voyager et de disposer d’une excellente culture générale.

Faire connaître les débouchés de la filière textile

La filière textile semble assez méconnue…

Oui. Elle est même confondue avec la formation style qui met l’accent sur le tissus à la différence de la formation textile où l’on travaille la matière sur tous supports comme le papier ou encore la céramique.

Quels sont les débouchés de la formation textile ?

Les voies sont nombreuses. Evidemment, on peut devenir designer textile ou créateur de maquettes pour la maison ou pour la mode. Mais il y a aussi la tendance et on peut exercer comme styliste pour des bureaux de styles en se spécialisant dans la recherche des tendances, couleurs, matières ou produits. Certains de mes élèves créent directement leurs marques à la fin de leur diplôme.

Le textile reste un secteur économique attrayant ?

Oui, à condition d’être polyvalent. Avant on pouvait faire que du dessin textile, maintenant il faut maîtriser l’ensemble de l’environnement professionnel pour s’adapter aux attentes des clients.

Vous poursuivez vos propres créations ?

De façon moins industrielle et plus artistique. J’ai appris le travail du bijou et la découpe du métal. J’ai exposé dernièrement à la Galerie 6 Mandel à Paris dans le XVIème arrondissement.

Publié par Carole de Fussy
Le 29 avril 2014