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Comment j’ai intégré une école d’architecture

Kate, Myriam et Hubert ont un rêve en commun depuis leur enfance : devenir architecte ! Après une année à l’Atelier préparatoire Françoise Conte, ils ont tous les trois réussi plusieurs concours d’entrée. Leur rêve va pouvoir devenir réalité…

Entretiens réalisés par Nicolas Le Brun

1/ Kate Barbecot

Depuis quand rêvez-vous de devenir architecte ?

Depuis l’âge de neuf ans. Mes parents avaient lancé un plan d’agrandissement de notre maison, et j’avais été captivée par les travaux. Je suis restée en contact avec l’architecte qu’on avait sollicité et j’ai fait mon stage de découverte professionnelle de 3ème avec lui. Il m’a montré l’infographie, les comptes rendus de chantiers… J’ai vu tous les différents aspects de la profession, et ça m’a confortée dans l’idée d’en faire mon métier !

Vous avez eu votre bac avec mention Très Bien en 2013… Pourquoi ne pas avoir tenté directement les concours d’entrée ?

On peut rentrer dans une école d’architecture après le bac mais il y a un décalage, notamment en termes de culture générale. Quand on passe le bac on n’a pas le temps d’aller voir les expos et de se cultiver, on n’est pas suffisamment préparés… Donc j’ai choisi de faire une année de préparation à l’école Françoise Conte.

Et quel bilan tirez-vous de cette année ?

J’ai beaucoup apprécié. Je n’avais pas fait d’option arts plastiques au lycée, et ça a été un véritable enrichissement personnel de suivre des cours de dessin et d’histoire de l’art. Le fait d’être accompagnée tout au long de l’année par les professeurs, notamment dans la rédaction des lettres de motivations, ça permet de faire le point sur nos ambitions, de bien comprendre pourquoi on veut devenir architecte. On prend le temps de bien nous comprendre si bien qu’on passe les concours dans de bonnes circonstances : je ne me suis pas du tout sentie démunie, j’avais des idées, des repères, des sources d’inspiration. Ça m’a énormément aidé dans toutes les épreuves créatives, mais aussi dans la façon de m’exprimer aux oraux. Je suis très satisfaite, j’ai été reçu à plein de concours, et j’ai choisi d’intégrer l’école nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville pour suivre le bi-cursus architecte et ingénieur.

2/ Myriam Ghali

Depuis quand visez-vous le métier d’architecte ?

Depuis la seconde. Je suis allée au palais de Chaillot et j’ai été impressionnée par ce qui était représenté comme les moulages grandeur nature et les maquettes qui étaient d’une extrême minutie. Je me suis rendue compte en faisant des recherches  que ce métier était pluridisciplinaire en regroupant plein de domaines comme la sociologie, l’art, et des matières plus concrètes comme les maths ou l’histoire … Comme j’ai une personnalité ouverte à tout ce qui m’entoure, j’ai su que c’était ce métier que je voulais faire !

Vous avez tenté les concours après le bac ?

J’ai eu la mention assez-bien au bac S en 2013, si bien que mon dossier n’était pas assez solide pour intégrer directement les écoles. En juillet l’année dernière je ne savais pas ce que j’allais faire et j’ai découvert la prépa Françoise Conte…  j’ai passé l’entretien et j’ai été prise.

Et quel est votre avis sur cette année de prépa ?

Elle m’a appris des choses et m’a ouverte au monde ! On a été à des expositions, maintenant d’ailleurs j’y vais de mon plein gré. J’ai acquis une excellente culture générale artistique et architecturale aussi. Et mon coup de crayon c’est plus qu’amélioré. Je ne dessinais pas forcément et  ça m’a permis d’avoir d’excellentes bases. Elle m’a aussi permis de libérer ma créativité, parce que je suis assez timide de base et les professeurs suivent notre parcours de près et nous aident à nous dépasser. Ils m’ont aidé à préparer les dossiers artistiques, et au final ça a payé puisque j’ai passé neuf concours de différentes écoles d’architecture, et j’en ai obtenu six dont celle que je voulais : Malaquais. J’ai choisi celle-ci parce qu’ils envisagent de créer un Master spécialisé dans l’architecture durable et comme je suis sensible  à l’environnement, je compte bien l’intégrer par la suite.

3/ Hubert Gayon

Devenir architecte est un rêve d’enfant ?

Oui. Quand j’étais petit je vivais à la campagne, et avec mon frère on construisait  des cabanes ensemble, c’est là qu’est née mon envie de me lancer dans l’architecture. Mon père m’emmenait visiter des églises et des châteaux aussi, et ces édifices m’ont toujours fasciné.

Quel est votre parcours scolaire ?

J’ai eu un bac littéraire, ça n’est peut-être pas le plus approprié mais ça n’empêche pas d’étudier l’architecture. Je voulais faire ce qu’il me plaisait avant tout. C’est vrai qu’il est conseillé de faire un bac scientifique mais tout dépend des écoles visées, il y en a qui sont très techniques, où il faut être bon en maths et en physique alors que d’autres comme Malaquais sont plus artistiques.

Vous avez tenté les concours avant d’aller en prépa ?

J’en ai tenté trois et j’ai été refusé de partout parce que je n’avais pas une culture suffisamment développée. Donc une fois mon bac en poche, je ne savais pas où aller… Heureusement, j’avais un ami qui avait fait la prépa Françoise Conte et qui m’avait dit qu’elle était très bien, donc je me suis inscrit sans savoir réellement à quoi m’attendre, mais j’avais confiance.

Et vous êtes satisfait au final ?

Cette prépa m’a apporté vraiment beaucoup de choses. Déjà de la culture artistique et de la maturité à tous les niveaux aussi bien intellectuelle que dans mes dessins. Les cours d’histoire de l’art et de culture générale m’ont vraiment servi pour les concours. La directrice nous appelle souvent pour un accompagnement personnel, j’ai trouvé ça vraiment très agréable par rapport au lycée. D’ailleurs, je ne pense pas trouver un tel suivi dans la suite de mes études ! C’est ce que je retiens vraiment de cette prépa : le soutien de l’ensemble des professeurs. Au final, j’ai réussi deux concours à Paris : Malaquais et la Villette. J’ai choisi Malaquais et par la suite j’aimerais me lancer dans la restauration des monuments historiques en intégrant l’école de Chaillot, c’est mon rêve depuis très longtemps.

 

Publié par Carole de Fussy
Le 17 juillet 2014