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Clémentine Lecointre, prototypiste junior pour Louis Vuitton

Clémentine Lecointre a effectué une formation complète à l’Ecole Conte où elle a passé quatre années, de la prépa au bachelor Design textile et mode. Ce parcours lui a notamment permis d’affiner ses attentes professionnelles, pour se spécialiser aujourd’hui dans la maroquinerie. Grâce à son travail, Clémentine est parvenue à obtenir un poste qui ferait rêver de nombreux étudiants : Prototypiste junior pour Louis Vuitton. Un bel exemple pour nos futurs candidats !

Pourquoi avoir démarré par une prépa avant d’intégrer le bachelor en Design textile et mode ?
Lorsque je suis sortie de ma terminale avec option arts plastiques, je savais que je voulais me diriger vers des études d’art sans avoir réellement une idée précise de la formation que je voulais suivre. Lorsque j’ai visité l’Ecole Conte, j’ai été très enthousiasmée par les formations proposées, aussi bien de préparation aux concours d’entrée aux écoles d’art, que de design textile. Je me suis dirigée vers la prépa afin de prendre le temps de me rendre comptes des matières avec lesquelles je me sentirai le plus à l’aise.

Que retenez-vous de ces deux formations ?
Je ne regrette pas d’avoir pris le temps de faire cette prépa, puisque c’est une année durant laquelle j’ai laissé ma personnalité créative se développer sans chercher à correspondre à une voie professionnelle. En travaillant sur les exercices de mes professeurs, je me suis naturellement dirigée vers des travaux plus textiles. J’ai ensuite fait mes trois années de design textile, durant lesquelles j’ai acquis une polyvalence disciplinaire qui a été, je pense, la clé des opportunités qui se sont ensuite présentées à moi.

Après vos années à l’Ecole Conte, vous avez complété vos compétences par une formation dans la maroquinerie, d’où vous est venue l’envie de vous diriger vers ce secteur ?
Pour mon diplôme j’avais choisi de présenter un projet de papeterie. Lorsque je l’ai préparé, j’ai pris beaucoup de plaisir à fabriquer les prototypes que j’ai présentés.  Lorsque j’ai eu mon diplôme il m’a semblé presque évident qu’il fallait que je me dirige dans un premier temps vers une spécialisation plus manuelle. J’ai d’abord appris la reliure, ce qui m’a conforté dans l’idée que j’aime travailler au processus de fabrication d’un objet, et que le contact avec la matière est quelque chose auquel je tiens. Après cela, mon goût pour la mode m’a donné l’idée faire une formation de maroquinerie, ce qui m’a semblé être une bonne façon de lier tout ce que j’avais appris jusque-là.

Vous êtes aujourd’hui prototypiste junior pour Louis Vuitton, comment êtes-vous parvenue à obtenir cette place ?
J’ai fait une année de CAP de maroquinerie chez les Compagnons de Devoir et du tour de France. C’est une formation en alternance, et j’ai été sélectionnée pour faire partie d’un programme en association avec l’Institut des Métiers d’Excellence de LVMH qui donne accès à des apprentissages dans différentes maisons du groupe. J’ai fait mon année de formation dans les ateliers de prototypes de Louis Vuitton, et cela s’est transformé en CDD à la fin de mon contrat d’alternance.

Ce poste a l’air tout à fait passionnant, pouvez-vous nous en dire plus sur votre métier ?
Je travaille dans l’atelier de prototypes, dans lequel est fabriquée toute la maroquinerie qui sera présentée aux Directeurs Artistiques, pour les défilés, les showrooms et les photos de presse. Le travail du modéliste/prototypiste consiste à répondre au mieux aux souhaits des stylistes, en terme de faisabilité, de design, et d’ergonomie. Je travaille au pôle Accessoires, pour lequel je fabrique des ceintures ou des bijoux fantaisie, et au pôle prêt-à-porter pour lequel je réalise des empiècements ou des ornements cuir pour les vêtements. C’est un rythme d’interprétation et d’imagination assez soutenu qui apporte une grande diversité dans le travail.

Quel conseil donneriez-vous à un étudiant de l’Ecole Conte pour sa future recherche d’emploi ?
Je pense que pour ce genre de métier créatif auquel on se destine, il ne faut pas hésiter à se spécialiser pour enrichir sa formation initiale, afin d’avoir une compétence supplémentaire, qui nous différenciera du voisin.

Enfin, quels sont vos projets professionnels pour l’avenir ?
Avant toute chose continuer à apprendre et à progresser pour parvenir à maîtriser parfaitement ce métier que j’ai choisi.

Publié par Carole de Fussy
Le 7 novembre 2016